GLOSSAIRE

Documents pratiques présentation de l'entreprise :

Acier haute adhérence : Acier pour béton armé sous forme de barre ou de fil dont la surface présente des aspérités ou des reliefs afin d’améliorer l’adhérence avec le béton.

Ancrage : Extrémité d’une armature à béton (longueur droite, coude ou crochet) permettant de mobiliser un effort de traction par adhérence au béton. Fixation ou solidarisation à une zone stable d’un élément extérieur, souvent au moyen d’un procédé de scellement.

Armature passive additionnelle extérieure au béton : définit un renfort appliqué à la surface d’un ouvrage en béton. L’armature peut être un plat métallique ou carbone scellée à la surface du béton. L’armature n’est pas activée par précontrainte.

Armature active additionnelle extérieure au béton : définit un renfort appliqué à la surface d’un ouvrage en béton. L’armature peut être un câble métallique ou carbone scellée à la surface du béton. L’armature est activée par précontrainte par post tension. L’armature par câble précontraint est généralement non adhérente (l’ancrage des efforts se fait à chaque extrémité). L’armature par lamelle carbone pultrudée est généralement adhérente toute longueur à la surface béton.

Barge : Bateau à fond plat utilisé en travaux maritimes ou fluviaux pour transporter des matériaux, du matériel ou mettre en place des éléments d’ouvrage.

Berge : Bord d’un cours d’eau (ruisseau, rivière, fleuve, canal) ou d’un lac, en pente, souvent escarpé, formé naturellement ou dû à la main de l’homme.

Béton armé : Matériau constitué par l’association d’un béton hydraulique et d’armatures en acier disposées de manière à résister aux contraintes de traction, à limiter l’ouverture des fissures et éventuellement à renforcer la résistance à la compression du béton.

Béton projeté : ou gunite, est un béton propulsé sur un support tout forme de jet. Le béton peut être projeté par voie sèche (mouillage du béton à la sortie de la buse) ou par voie humide (mouillage du béton au malaxage). Le béton projeté est utilisé dans les travaux souterrains, en projection sur talus, parois moulés ou berlinoises, réparation de béton dégradé, renforcement de structures existantes, etc.

Câble (diamanté) : Câble formé de torons d’acier tressés, sertis d’anneaux diamantés séparés par des spires métalliques ; utilisé pour la découpe par frottement d’éléments en béton armé de grande épaisseur et éventuellement de profilés métalliques associés.

Capacité portante d’un sol : est une performance technique spécifique qu’il est indispensable de connaître pour établir le système de fondation d’un ouvrage. La mesure de cette performance s’acquiert par des essais de sol superficiels (essai à la table) ou par des sondages.

Composite de Fibre : mélange d’un polymère et d’une fibre.

Embuvage : définit le pourcentage d’ondulation d’une fibre composant un tissu. Tout fils composant un tissu est plus long que le tissu qu’il compose. En textile, comme pour les tissus de fibre carbone, l’embuvage dépend du rapport d’armure du tissu. Concernant les renforts composite de fibre carbone, plus l’embuvage est important, plus le module élastique moyen du composite sera faible. Le module élastique de renfort par tissu de fibre carbone bi-directionnel et les lamelles infusées sont impactées par ce problème.

Fibre de Carbone : Fibre minérale constituée essentiellement de carbone. Caractérisée par des performances mécaniques élevées (résistance à la traction, à la fatigue et au fluage), une grande résistance à la corrosion et une faible densité (environ 1,8), elle est utilisée sous forme de matériau composite en particulier pour les renforcements d’ouvrages.

Renfort Carbone passif : Renfort à base de composite de fibre carbone (lamelle ou tissu) collé avec une résine époxydique sans effort de précontrainte.

Renfort Carbone actif : Renfort à base de composite de fibre carbone (lamelle pultrudée) collé avec une résine époxydique avec effort de précontrainte.

Carottage : Découpe circulaire dans un sol, une dalle, un voile en béton, une chaussée, etc.

Chaînage : Renfort continu en béton armé, obtenu à l’aide d’armatures métalliques ou parfois simplement par harpage, afin de rendre plus rigide une construction en maçonnerie. Il peut être horizontal (ceinture au niveau des planchers) ou vertical (dans les angles ou en partie courante de parois longues).

Chape : Ouvrage en mortier de ciment, coulé en faible épaisseur (3 à 5 cm) sur un plancher en béton afin d’en assurer la planéité.

Croquage de béton : Opération de démolition par éclatement d’un ouvrage en béton par pince hydraulique.

Confortement : Action de renforcer un ouvrage ou une structure.

Coulis de ciment : Mélange de ciment, d’eau et de sable très fin. Par exemple, le coulis peut servir à rendre étanche à l’eau l’enceinte constituée d’un assemblage de palplanches ou à conforter par injection les fondations existantes.

Découpe au diamant industriel : est une technique de découpe par abrasion avec utilisation de diamant industriel. L’action rotative des outils empêche les vibrations et les chocs sur les ouvrages, afin d’éviter tout risque de fissures, d’écaillage majeur ou ébranlement des ouvrages.

Dessiccation : Suppression naturelle ou artificielle de l’humidité contenue dans un corps (séchage, dessèchement, déshydratation).

Diagnostic géotechnique : Analyse d’une situation et/ou de faits destinée à déterminer des causes et/ou à prendre des dispositions, par ex. à la suite d’un sinistre ou en vue d’une réhabilitation.

Drainage : Evacuation de l’eau contenue dans un sol ou un matériau poreux.

Engraver : Sceller une plaque de métal ou une lamelle de fibre carbone dans la masse d’un ouvrage en généralement en béton.

Ferraillage : Ensemble des armatures en acier dans le béton.

Fondation : se définit comme un élément architectural d’un bâtiment qui assure la transmission et la répartition des charges de cet ouvrage dans le sol (poids propre du bâtiment, forces climatiques et surcharges liées à son utilisation, etc).

Forage de consolidation : Forage réalisé dans un sol présentant un risque d’affaissement ; associé à une injection de coulis de ciment permettant de stabiliser le terrain.

Hétérogène : qui est composé d’éléments de nature différente. Le contraire d’homogène.

Hors-gel : L’assise des fondations superficielles réalisée sur un sol habituellement humide doit être suffisamment profonde pour se trouver hors d’atteinte du gel ou de la sécheresse. La profondeur de garde au gel se mesure à partir de la surface du sol extérieur. La profondeur minimum hors gel d’une fondation est définie pour chaque région par les normes.

Hydrogéologie : est la science des eaux souterraines. Cette science étudie les interactions entre les structures géologiques du sous-sol (nature et structures des roches, des sols) et les eaux souterraines ainsi que les eaux de surface.

Infusion : procédé de mise en œuvre non-continu de profilés en matériaux composite. Elle consiste à la mise sous vide, dans un moule fermé, de fibres qui sont imprégnées par l’aspiration d’un polymère à travers. Ce procédé permet la fabrication de pièce aux formes complexes. Par contre, ce procédé ne permet la bonne en place des fibres (contrairement au « pull » de la pultrusion). Ce procédé permet la fabrication de lamelle infusée présentant un plus fort embuvage que les lamelles pultrudées.

Lamelle carbone infusée : Composite de fibre carbone et de résine ayant la forme d’une lamelle. Il s’agit des renforts de fibre carbone présentant un module élastique d’environ 130 GPa. Une lamelle carbone infusée est généralement composée de 60% de fibre carbone et de 40% de résine époxydique. Les fibres de carbone compostant une lamelle infusée présentent un fort embuvage (très nuisible au module élastique et au mode de rupture).

Lamelle carbone pultrudée : Composite de fibre carbone et de résine ayant la forme d’une lamelle. Il s’agit des renforts de fibre carbone présentant le meilleur module élastique (env. 170 GPa). Une lamelle carbone pultrudée est généralement composée de 70% de fibre carbone et de 30% de résine époxydique. Les dimensions standards vont de 10 à 150mm de large et de 1,2 à 2,8mm d’épaisseur. La fabrication de lamelle pultrudée haut module (env. 200 GPa) est possible.

Linteau : Poutre en béton armé, bois ou métal, située au-dessus d’une baie et destinée au transfert des charges vers les jambages ou les trumeaux.

Loi des mélanges (PRFC) : Loi permettant de calculer le module élastique d’un Polymère à Renfort de Fibre Carbone sur la base des pourcentages en section et des modules élastiques des matériaux qui le compose. Il ne vaut pas oublier de tenir compte de l’embuvage.

Longrine : Poutre en béton armé reposant sur des fondations ponctuelles (plots, puits ou pieux) et supportant un voile de remplissage ou un mur en maçonnerie.

Maçonnerie : Ouvrage obtenu par juxtaposition de blocs (moellons, agglomérés, briques, etc.) généralement assemblés avec un mortier. – Par extension, la maçonnerie désigne les travaux réalisés par le maçon (enduits par ex.), y compris les ouvrages en béton.

Malfaçon : Défaut ou imperfection dans la fabrication de quelque chose, la réalisation d’un ouvrage.

Micro-pieu : Le micro-pieu est un pieu de faible section (diamètre inférieur à 300mm), dont la longueur peut atteindre plusieurs dizaines de mètres, disposé en groupes pour fonder ou consolider un ouvrage. Le micro-pieu transmet les charges par frottement dans le sol qui l’entoure.

Nappe : dont la surface supérieure est libre ou à la pression atmosphérique ; elle est surmontée d’une frange capillaire et d’une zone non saturée où circulent les eaux vadoses.

Ouvrage d’art : Construction de grande taille destinée à établir une voie de communication ou une protection contre les catastrophes naturelles. On parle d’art pour désigner ces ouvrages, leur fabrication faisant autant appel à l’expérience humaine qu’à la théorie. Exemple : Le viaduc de Millau est un ouvrage d’art autoroutier.

Peinture intumescente : peinture s’épaississant et moussant en cas d’exposition prolongé de forte température (incendie). La mousse ainsi formée crée une isolation thermique. Les peintures intumescentes sont utilisées pour protéger les renforts métalliques en cas d’incendie. Il faut généralement atteindre une température de 200°C pour déclencher l’intumescence. Les peintures intumescentes ne peuvent en aucun cas être utilisées pour protéger un polymère à renfort de fibre carbone au feu (la Température de transition vitreuse du polymère est d’environs 80 à 90°C).

Platine : Plaque située en extrémité de poutre ou poteau métallique, en général destinée à un assemblage.

Plat carbone : appellation courante pour lamelle de fibre carbone encollée à la résine époxydique.

Plat collé carbone : voir « Plat Carbone » ci-dessus.

Plots alternés : Cette méthode est requise pour les terrains à superficie faible. Pour commencer, on procède à une excavation à parois verticales puis à un étaiement de la fouille pour repérer les fondations du bâtiment. Par la suite, on creuse des puits jusqu’à la profondeur adéquate aux normes de sécurité. Enfin, on bétonne les puits. A noter que cette méthode n’est pas recommandée quand il y a présence de nappe phréatique dans le sol, ou risque d’éboulement.

Polyane : Terme désignant couramment les films plastiques (généralement en polyéthylène) d’utilisation diverse (barrière étanche ou pare-vapeur par ex.).

Polymère à renfort fibre de carbone ou PRFC : matériau composite formé d’un polymère (résine époxydique) et de fibre carbone. Le nom PRFC est souvent raccourci à « renfort carbone ».

Profilé métallique : Pièce métallique laminée, fabriquée avec un profil déterminé et de section uniforme, notamment pour obtenir une très grande résistance avec un poids très léger.

Propriétés Géométriques : Dans un sol naturel, les différents éléments (air, eau, grains) sont disposés en ordre dispersé et suivant un arrangement lié à la fois aux conditions et à l’histoire ultérieure subie.

Pultrusion : procédé de mise en œuvre continu de profilés en matériaux composite. Le terme pultrusion est composé des mots anglais « pull » (tirer) et « extrusion ».

Radier : Fondation en béton armé constituée d’une dalle pleine répartie sur l’emprise de l’ouvrage. Le radier est un système de fondation.

Remblai : Ouvrage ou levée de matériaux rapportés, généralement destiné à assurer une continuité de niveau pour le passage d’une route, d’une voie ferrée, d’un dallage, etc.

Reprise en sous-œuvre : Désigne la réalisation de tous les ouvrages destinés à assurer une nouvelle transmission des charges, en renforçant les fondations existantes. Ils s’imposent notamment pour garantir la pérennité d’un bâtiment qui a été déstabilisé par une déformation du terrain (sécheresses, inondations, autres, etc.). Une reprise en sous-œuvre peut aussi s’imposer dans le cadre d’une réhabilitation.

Sciage : Le sciage est une méthode de transformation, artisanale ou industrielle, utilisant des outils de découpe appelés scies, produisant généralement une face plane (exceptions : scie cloche, scie à chantourner). On peut considérer qu’il s’agit d’une partie d’une activité plus générale : la découpe.

Scaphandrier : est un plongeur sous-marin effectuant des explorations, des inspections ou des travaux subaquatiques. Les scaphandriers peuvent travailler dans différents domaines, tels que le génie civil, le génie militaire, le forage ou la production gazière ou pétrolière.

Semelle sur pieu : Elément de transmission de charges d’un poteau sur des pieux.

Sondage : Forage et prélèvement d’échantillons dans un sol ou un ouvrage existant en vue de contrôler sa composition et les caractéristiques mécaniques de son ossature. Elle consiste à effectuer des fouilles ou des forages de petite section, avec prise d’échantillons permettant d’identifier les sols ou les structures rencontrés et de déterminer en laboratoire leurs caractéristiques physiques et mécaniques. Les sondages de sol peuvent recourir à un pénétromètre ou à un pressiomètre. D’autres méthodes, intéressant de plus grandes étendues, sont fondées sur des procédés sismiques, électriques, gravimétriques, etc.

Structure : Ensemble des éléments formant l’ossature d’un ouvrage.

Tassement différentiel : Tassement différent en deux points d’un ouvrage pouvant entraîner de graves désordres si la dénivellation est importante.

Terrassement : Travail consistant à déplacer des quantités importantes de matériaux (sols, roches, sous-produits…) dans divers buts. Le remaniement des terrains naturels entraîne une modification généralement définitive de la topographie et du paysage, en créant des ouvrages en terre soit en remblai soit en déblai.

Température de transition vitreuse (Tg) : propriété physiques décrivant la température caractérisant la phase amorphe d’un polymère (résine époxydique). En dessous de cette température, le polymère est rigide. Au dessus de cette température, le polymère devient souple. La température de transition vitreuse d’un polymère (p.e. résine époxydique) est généralement comprise entre 80 et 90°C (pour une polymérisation à 20°C). Il est possible d’améliorer la Tg d’un polymère par cure thermique.

Tissu de fibres de carbone : Produit en feuille souple formée de fibres de carbone tissées, dont la résistance à la traction est moindre d’une lamelle pultrudée; utilisé en particulier en réparation d’ouvrages en béton armé pour le renfort aux efforts tranchants, le confinement de poteaux et éventuellement le renfort à la flexion. Les tissus de fibre carbone étant sensible à l’embuvage, leur utilisation doit être évité pour le renforcement à la flexion.

Thixotropie : Propriété d’un sédiment meuble et gorgé d’eau de devenir brusquement liquide sous l’effet d’un ébranlement mécanique qui remet les particules en suspension dans l’eau. (C’est le phénomène qui provoque l’enlisement dans les sables mouvants.). Les résines époxydiques utilisées pour l’application de renfort de fibre carbone sont thixotrope jusqu’à leur polymérisation.

Tirants d’ancrage : Câble, groupe de torons ou barre (généralement métallique), dont une extrémité est profondément scellée dans le sol et l’autre reliée à un élément de structure (paroi, culée, rideau, etc.) dont il assure ainsi la stabilité. Un tirant d’ancrage est dit actif lorsqu’il est mis en tension.

Treillis : Elément de structure composé de deux ou de plusieurs membrures reliées par des montants ou traverses perpendiculaires ou obliques.

Trémie : Une trémie désigne l’espace laissé libre dans un endroit pour y faire passer un escalier, une cheminée, un ascenseur, ou permettre la circulation des personnes ou des fluides (air, électricité, eau…).

Voile de béton : paroi verticale en béton armé, banchée.